Centre de Santé Saint Esprit : Avoir des femmes meilleures dans le domaine de la santé

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Armelle Dorine Demanou Zebaze, Directrice du Centre de Santé Saint-Esprit, veut pour l’année 2024 avoir plus de femmes meilleures dans le domaine de la santé. Un état des choses qui favorise un meilleur accueil et une prise en charge efficace des malades.

Au Centre de santé Saint-Esprit à Kribi, l’ambiance de la 39ème édition de la Journée Internationale des Droits de la Femme est plutôt portée sur la prise en charge efficace des malades. Pour la directrice de cette formation hospitalière, le malade est roi. Raison pour laquelle, elle souhaite avoir des femmes meilleures dans le domaine de la santé en 2024. Il n’est pas question pour ces patients de se sentir en insécurité lorsqu’ils arrivent dans son centre. Au cours de notre entretien, elle a tenu à le dire à tout son personnel. Armelle Dorine Demanou Zebaze est une femme plutôt assidue que nous retrouvons au chevet des malades. Elle ne laisse aucun détail lui échapper pendant sa ronde dans les différentes salles d’hospitalisations. Entre l’attention qu’elle accorde aux malades, à la propreté dans leurs chambres d’hospitalisations et le suivi au quotidien de leurs soins de santé, elle est considérée comme une « mère-poule », pour ces différents patients.  La règle d’or pour celle qui accorde toujours une attention particulière aux différents malades est de de donner l’empathie et les sourire aux patients. Elle ne ménage aucun effort pour cela.

Au centre de santé Saint-Esprit, au-delà de la belle ambiance et le concours de gastronomie, elle semble être la directrice stricte sur le plan professionnel. Un avis que semble ne pas partager les malades rencontrés au Centre de santé Saint-Esprit.

Pour Armelle Dorine Demanou Zebaze, l’objectif majeur  est la promotion de la santé. Raison pour laquelle, de nombreuses campagnes de santé sont organisées pour permettre aux populations de Kribi de bénéficier des soins de qualité. « Les grandes campagnes de consultations gratuites qui ont été lancées par le Centre de Santé Saint-Esprit, a pour but de promouvoir la santé dans l’Océan et le Sud en général. Certes, il faut faire dans la santé, mais, il faut également faire dans la santé publique pour venir en aide aux populations. Pour ces vacances campagne de santé gratuite, nous voulons apporter notre part de contribution aux populations en se projetant dans la logique du Ministère de la Santé Publique qui voudrait que nous accompagnons les populations dans ce sens-là », a-t-elle affirmé au cours de notre entretien. Et de poursuivre : « Le Centre de Santé Saint-Esprit est doté d’une équipe assez jeune et dynamique. Elle est prête à écouter toutes les populations de Kribi peu importe le domaine de santé que vous avez. Vous pouvez satisfaction dans nos locaux. De par l’expérience que nous avons eue par le passé, nous sommes sûrs que nous pouvons apporter beaucoup plus dans le domaine de la santé dans l’Océan. Faites-nous confiance et venez découvrir nos différents services dans le domaine de la santé ». Au regard de ce qui précède, le centre de santé Saint-Esprit veut ainsi contribuer à la santé publique en venant en aide aux populations.

Catherine Aimée Biloa

 

Interview

Armelle Dorine Demanou Zebaze

« Nous voulons être des femmes meilleures dans le domaine de la santé»

Elle est la gérante  et la Directrice du Centre de Santé Saint-Esprit antenne de Kribi. Son souhait pour cette édition 2024 de la Journée Internationale de la Femme est de voir les femmes être meilleurs dans le domaine de la santé.

Vous êtes Directrice du Centre de santé Saint-Esprit à Kribi. Un parcours plutôt atypique ?

Je suis Armelle Dorine Demanou Zebaze. Je suis Directrice du Centre de santé Saint-Esprit. Je suis une jeune camerounaise qui a fait ses études primaires et secondaires au Collège Dauphine à Douala. J’ai eu mon baccalauréat en 2008. Je me suis directement inscrite à l’Université en 2009, filière Sciences Eco. La même année étant étudiante, j’avais commencé un emploi parallèle dans une entreprise qui faisait dans l’export-import des denrées alimentaires. Tour à tour, j’avais travaillé dans cette entreprise jusqu’à l’obtention de ma licence en Sciences de gestion. Puisqu’après mon diplôme d’études générales, j’avais viré an sciences de gestion. Au niveau 4, je m’étais inscrite en Marketing  Stratégique et Organisation. Cette année, j’avais arrêté de travailler pour me concentrer dans mes études afin d’obtenir mon masters 1. Après l’obtention de mon diplôme, j’étais allée en stage académique à Camrail. J’avais travaillé dans la promotion du wagon Intercity. Durant ce stage, j’avais été sollicité à Phamaco, une entreprise qui fait dans la distribution des produits pharmaceutiques en tant que grossiste à Douala. Pendant cette période, je m’étais inscrite en masters 2 professionnel, mais, j’avais été sélectionnée en masters 2 académique en marketing Stratégique et Organisation et en Masters 2 professionnel en Marketing commerce et vente. En soutenant mon masters en marketing commerce vente. En étant au même moment inscrit en DEA en marketing stratégique et organisation, j’avais eu un poste pour Kribi comme Directrice de la Clinique de l’Océan en 2013. Tour à tour, j’avais fait mes preuves qui sont palpables de 2016-2021 où je pars de la Clinique de l’Océan.

Finalement vous avez un parcours de directrice dans le domaine de la santé. Comment comprendre cela ?

Je pars donc de la Clinique de l’Océan comme directrice pour me retrouver au Centre de Santé Saint-Esprit de Kribi. De 2021 à 2023, je suis au Centre de santé Saint-Esprit et je donne le meilleur de moi au quotidien, bien sûr avec l’aide de toute mon équipe. En tant que femme, la tâche n’est toujours pas facile pour les femmes qui travaillent. Entre concilier maison-ménage, enfant, être au chevet des malades, leurs accorder des soins de qualité et le nécessaire pour qu’ils se sentent mieux, n’est pas toujours facile. Mais, avec beaucoup d’organisation, de sérieux de ce que je fais et éliminer autour de moi beaucoup de distractions,  je réussis à faire de grandes choses. Je dirais aux femmes en général, si nous éliminons autour de nous beaucoup de distractions et nous nous concentrons uniquement sur le nécessaire, nous pouvons faire beaucoup de choses. Sans oublier que, par moment,  nous avons besoin de beaucoup de détentes, d’amusement et de rire.

Quel est votre quotidien en tant que directrice au Centre de santé Saint-Esprit ?

Tous les matins quand j’arrive, je fais un tour dans toutes les salles. Je dis bonjour aux malades. Je prends des nouvelles de leur séjour  au Centre de santé Saint-Esprit. Et par la même occasion, je jette un coup d’œil pour savoir si le ménage a été fait dans leurs salles d’hospitalisations, si leurs lits ont été dressés, s’ils ont eu un souci durant la nuit. Je fais un tour panoramique dans toutes les salles pour voir certains manquements. Et puis la journée peut commencer tranquillement. Si j’ai les dossiers en instance, j’essaye de les suivre. Je suis quelqu’une de très pointieuse dans la manière de travailler. Pour moi, le malade est au centre de tout et il est la priorité. Nous devons lui accorder des soins de qualité et une meilleure prise en charge. Lorsque qu’un malade se décide d’arriver à l’hôpital. Cela veut dire qu’en réalité, il a un problème. Si arrive donc à notre niveau. Nous avons la lourde responsabilité d’être à son écoute. En sortant de là, il doit être soulagé. Sinon, cela ne sert à rien. Nous prônons l’empathie pour le malade et beaucoup de sourire. Le sourire et l’écoute  sont des valeurs que nous devons prôner davantage pour le malade qui arrive dans notre formation sanitaire. Psychologiquement, il est altéré et a un souci. Il vient donc chercher la solution. Nous devons être prompts et capable à lui accorder cette solution. Voilà un peu à quoi se résume ma philosophie de travail.

Quels sont rapports avec collaborateurs ?

Mes collaborateurs estiment que je suis un peu trop stricte et que j’en fais trop pour le malade. Je dirais oui. C’est ma marque de fabrique. Peut-être aussi une déformation professionnelle. Lorsque nous voulons un malade, nous sommes prêts à tout pour séduire ce client-là. Et ceux qui n’ont pas fait la formation que j’ai faite à l’école (les infirmiers et les médecins) peuvent estimer que j’en fais trop. A un moment donné, patient est égal à client. Au-delà de tout, nous qui avons fait commerce-vente, nous sommes obligés de chouchouter les malades. La règle d’or chez nous les marketistes c’est que le client est roi. Peu importe dans quel domaine d’activité nous nous retrouvons, le patient est roi.  Il nous dicte la règle. C’est vrai qu’à un moment donné, certains patients sont un peu plus capricieux. Je vaux qu’on dise aussi qu’ils ont le choix. On accepte leurs caprices ou ils vont ailleurs. Je suis de celles qui pensent qu’il faut accepter les caprices en leur éduquant autrement en leur faisant comprendre un certain nombre de choses.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez au quotidien ?

Les difficultés, nous les rencontrons au quotidien mon équipe et moi. Il y a les humeurs des patients qui ne nous facilitent pas très souvent le travail au quotidien. Quand ils arrivent, ils ne peuvent pas patienter. Nous essayons de donner le meilleur de nous dans la prise en charge et l’accueil du malade en mettant la propreté dans l’enceinte de la formation sanitaire. La plus grande satisfaction est de savoir qu’un malade est arrivé dans un très mauvais état et qu’à la fin qu’il est satisfait. Et vous dise madame, merci parce que vous m’avez redonné le sourire. Voilà la plus grande fierté que nous pouvons avoir au quotidien. J’ai eu la chance de rencontrer un malade un jour, qui m’a retrouvé au Centre de santé Saint-Esprit. Il m’a dit Armelle, nous sommes contents de t’avoir comme directrice dans cette formation sanitaire. Pour rire, il dit, je prie Dieu que tu ne te maries pas pour que tu aies toujours le temps pour nous et prendre soin de nous au quotidien. Cela m’a fait rire. Et je lui aie dit, tu ne voudrais pas que je marie pour être au chevet des malades ? Il m’a répondu oui. Je lui aie dit prendre soin des malades est une fierté et c’est une qualité qui fait partie de moi. Peu importe si je me marie, cela ne va pas changer parce que j’aime ce que je fais au quotidien. J’ai trouvé à cela une vocation, donné le sourire aux malades est quelque chose de merveilleux.

En cette célébration de la journée internationale de la femme, comment vous sentez-vous ?

Cela me fait plaisir de savoir qu’un malade à retrouver son sourire. Mon souhait en cette année à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, est que les femmes soient meilleures dans le domaine de la santé. Il y a beaucoup de choses à faire. Il est question pour la femme peu importe le domaine d’activité dans lequel elle se trouve, ce qu’elle fait au quotidien, il faut bien le faire.

Interview réalisée par Catherine Aimée Biloa

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